06.02.2009

Obama et les haut salaires : une idée réellement libérale

Je suis un observateur passionné de la politique américaine depuis une bonne quinzaine d'années, car je pense que son côté eccessif nous renseigne bien nous renseigne bien sur les limites de nos systèmes démocratiques. Et, je l'avoue, la démocratie me passionne. Ainsi je regarde avec curiosité les premiers pas du Président Obama, curiosité d'autant plus grande que je n'ai pas participé à l'Obamania dilagante au moment des élections. Il y a quelque jour, Mr.President pestait vigoureusement contre les rémunerations des dirigeants (et des cadres) des sociétés qui ont eu (et ont) besoin d'être renfluées par les déniers publiques. Je trouve cela absolument sain car, pour le libéral que je suis, la liberté ne peut pas aller sans la responsabilité. Le fait qu'on parle d'économie n'y change rien. Ces dirigeants (et ces cadres) , avec leurs actes, leurs décisions  et leurs négligeances ont mis en péril les entreprises qui les emploient. S'il ne sont pas au chômage, c'est grâce au contribuable. Ils ont été mauvais et il ne méritent pas autre chose que d'être sanctionnés. Est-que c'est le rôle de l'Etat de le faire ? A mon avis, dans ces circonstances, oui. En intervenant dans le sauvetage, la puissance publique agit comme un acteur du marché : il pourrait prendre le contrôle des entreprises mais il préfère finacer. Cependant, comme tout financeur privé fait habituellement, il a le droit de mettre son doigt dans les engranages.

Ainsi, par cette position dure, la Présidence des Etats Unis réaffirme un principe essentiel au bon fonctionnement de l'économie de marché : les institutions économiques (entreprises) peuvent être "too big to fail" mais aucun management n'est irremplacable, spécialement s'il est mauvais.

00:21 Publié dans Politique et environs | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

Yes, sauf sur le titre: quelle différence entre la responsabilisation "libérale" et l'interventionnisme d'Etat lorsque ce dernier devient un actionnaire de poids et agit afin d'assurer la pérennité de l'entreprise et de son actionnariat?

Ecrit par : ArnaudH | 06.02.2009

En effet, en demandant des taux d'intérêt assez élevés, l'Etat se porte en acteur de marché plutôt qu'en puissance publique.

Si on avait eu une authentique vague de néokeynésianisme, ces taux auraient été beaucoup plus faibles, proches des taux directeurs.

En prêtant à 8% sur un taux directeur de 2%, l'Etat agit en spéculateur. Ce qui rend la "bulle des Etats" une perspective qu'on ne peut pas écarter, à moyen terme.

Les subprimes se fondaient sur l'idée que le marché immobilier ne peut pas se casser la figure. Les emprunts inconsidérés, sur la conviction que les Etats ne peuvent pas faire faillite. Les Argentins apprécieront l'ironie ;-)

Ecrit par : Claudio Pirrone | 06.02.2009

Le morceau d'argentin en moi apprécie, lol
(pour le reste, nous verrons cela aussi sur les délais de re-privatisation et les bonus/malus réalisés)

Ecrit par : ArnaudH | 06.02.2009

Ecrire un commentaire