16.02.2009

Discours de Sylvie Goulard à la Mutualité

Pour faire connaissance avec la tête de liste du MoDem dans l'Ouest, je vous propose son discours du 8 février à la Mutualite. La source ? Son site. Le gras est le mien.

Merci à tous d'avoir avalisé la composition de l’équipe du Modem pour les élections européennes, à laquelle j’ai la chance d’appartenir. Comme nous y avons été invités, je vais vous dire pourquoi je suis là.
La première raison est toute simple : j’en avais assez de toutes ces personnes qui ont fait « n'importe quoi » de l’Europe, alors même que l’Europe est la plus belle réalisation des 60 dernières années. J'en avais assez qu’on envoie au Parlement ceux dont on veut se débarrasser en politique intérieure, ou qu’on ne reconnaisse pas le travail effectué par d'autres à Strasbourg. J’en avais assez d’entendre sans cesse évoquer l'influence de la France en Europe et de voir qu’on la perd de vue lorsque vient l’heure des choix décisifs.
Si une famille est vraiment ancrée dans la tradition européenne, communautaire, c'est celle-ci, comme votre enthousiasme de ce matin le montre tout à fait. Et l’une des difficultés de cette campagne sera de faire comprendre que toutes les "formes" d'Europe ne se valent pas. En ce moment, on essaie vraiment de nous vendre pour des grands succès européens, des actions qui marquent une régression de l’Europe communautaire. Le respect des règles collectives de décision, le respect de nos partenaires est capital - et je salue, à ce sujet, le MoDem d'Allemagne, représenté parmi nous aujourd’hui car c’est un pays qui m'est particulièrement cher. Selon moi, il est difficile de clamer que la Présidence française a été un succès alors même que la relation franco-allemande souffre d’un manque de vision et de respect mutuel.
Par ailleurs, et je l'assume complètement, comme François Bayrou l'a indiqué tout à l'heure, il faut être ce que l'on est alors, oui, je suis un peu « technocrate » sur les bords. Le défi que nous allons relever ensemble, qui est fondamental, c’est d’arriver à travailler tous ensemble, quelles que soient nos origines. Ainsi, dans tout mon engagement, notamment associatif, j'ai toujours mis un point d’ honneur à parler d'Europe à ceux qui, selon moi, en sont indûment privés : j'aime aller parler d'Europe dans les ZEP, dans les prisons, dans les « quartiers » et c'est là, je ne vous le cache pas, que j'ai pu avoir certains des plus beaux échanges sur l'Europe. Mais notre campagne ne doit pas non plus exclure ceux qu’on appelle « les élites », ce qui reviendrait à séparer les différentes couches de la population. Je rends hommage à l'expertise, aux efforts faits par certains pour se former, aux qualités de rigueur intellectuelle, trop dévalorisées aujourd’hui. N’oublions pas que la raison fait partie du patrimoine de l'Europe. Nous avons vu en 2005 les dégâts faits par des personnes et des courants qui, sur le Net, sans scrupules, ont répandu des contre-vérités.
Permettez moi de remercier Bruno Joncour pour ses paroles qui rejoignent les messages que j'ai reçus de la région Ouest. Je ne sais pas si l'on doit dire grand Ouest, car c'est très français de dire toujours "grand"… Pour moi, c'est Ouest.
Je suis infiniment touchée par toutes ces réactions spontanées de soutien. Et je suis certaine que nous allons faire une très belle campagne. Mais j’ai un message à vous passer : en allant au devant des électeurs, SOYEZ HEUREUX ; on ne vendra pas bien l’idée européenne si on la présente sempiternellement comme une cuillère d'huile de fois de morue… qui nous fera du bien, bien sûr, mais qui est amère à avaler !
Et puis, soyons modestes. Il y a de nombreuses questions pour lesquelles je n'ai pas de réponse, à supposer qu'il y en ait une seule. C’est pourquoi, j'ai envie d'aller écouter ce que les citoyens de la région Ouest ressentent ; ainsi, nous définirons les éléments de réponses ensemble, après dialogue et débat.
Vous découvrirez aussi mon indépendance d’esprit, tout comme François Bayrou qui a tenu à ce que je vous rejoigne et donc comprendra aussi peu à peu ce qu’elle signifie. Il m’a voulu, il m’aura…
Sur la plupart des sujets européens, il n'y a pas une vérité unique. Tout est question de dosage. J'ai d’ailleurs été très sensible, à l’instant, à sa réponse très nuancée sur le protectionnisme : défense de notre protection sociale et de nos exigences environnementales, mais pas de fermeture qui serait nocive à notre économie. Je crois que l'une des difficultés en matière européenne - et l'un des combats que nous avons à mener ensemble- , c'est vraiment de pourfendre toutes les personnes qui arrivent avec des idées "simplettes". Très souvent, il y a un équilibre à trouver et, selon moi, le Centre, c'est justement l'équilibre.
Dans une société où l'on aime bien les simplifications et les contrastes, je vous invite à vendre l'Europe comme quelque chose de pondéré, où le compromis a des vertus, afin que nous retrouvions la valeur de la mesure face à l'extravagance ou à l'agitation.
Un mot plus personnel : Robert Rochefort a parlé de sa famille de manière très émouvante. Mon expérience est assez différente ; ma famille n'est pas française au départ, elle est méditerranéenne : mon père est enterré dans le sud, mes grands-parents encore plus au sud. Mais j'ai trois filles qui sont à moitié bretonnes. Dans mon parcours, il y a le passé, méditerranéen, mes racines auxquelles je tiens beaucoup, mais il y a mon avenir et celui de mes enfants qui est fait d’autres souvenirs et d’autres enjeux.
Ceux qui sont allés sur mon site ont vu que j’ai choisi le slogan « l'Europe est notre avenir ». L'Europe est mon avenir mais, comme dans ma vie de famille, celui-ci est lié désormais à la Bretagne, à l’Ouest dans son ensemble, le Poitou, les Charentes, les pays de la Loire.

 

15.02.2009

Promesses, programmes et Politique

Dimanche dernier, le Mouvement Démocrate a présenté ses têtes de liste pour les élections européennes : en tant qu'électeur de l'Ouest je suis très heureux du choix de Sylvie Goulard. Femme, jeune et, surtout, européenne et compétente, elle représente une agréable nouveauté dans le microcosme politique. Bien évidemment, les principaux adversaires du MoDem, le PS et l'UMP, ont commencé leur habituelle campagne de démonisation de l'autre.

Le MoDem ? A croire l'UMP, le MoDem n'est que Bayrou. Drôle quand on se professe "sarkozyste" avant tout. Et Bayrou serait un "imprécateur", un "populiste", un obsédé de la présidentielle (qui n'y pensait pas qu'en se rasant, j'ai un blanc ...). Pour le PS, là aussi, on focalise sur Bayrou : un type "de droite", "sans idées", "sans programme". C'est de bonne guerre. Parfois, ces arguments font brèche parmi les militants et sympathisants orange : notamment, ici et là on lit de manière réguilère cette référence à "Bayrou sans programme".

Je ne veut pas débattre du fait si le MoDem a un programme ou pas (c'est évident que le Mouvement a présenté un programme en 2007, tout comme il est dans les faits que ce programme est réactualisé en permanence, y inclus avec la contribution des militants) mais, peut-être de manière plus iconoclaste, des programmes politiques en eux-mêmes. Tout d'abord, un bon programme n'a jamais fait gagner une élection. Sarkozy, avait-il un programme en 2007 ? Mise à part la bougeotte permanente et quelques retours d'ascenseur, je ne vois pas. Mais encore, qu'est que c'est un "programme" ? Comme son nom l'indique, un programme est une collection de ce qu'on envisage de faire au cours d'un mandat. En gros, le "programme" n'est autre chose qu'un catalogue de promesses établies à un moment donné et destinées invariablement à être démenties par la réalité. Nos hommes et femmes politiques, pas plus que nous, ils ne sont pas des devins. Et la réalité a toujours plus d'imagination que l'inspiration humaine. Une chose que j'avais aimé dans le "Bayrou 2007" c'était d'avoir un programme réduit, des pistes d'actions immédiates qui allaient dégager des marges de manoeuvre pour répondre à l'imprévu. Mais sans doute de faire le paquet fiscal ou l'augmentation du SMIC à 1500 € ont été considérés des idées plus pertinentes.

En réalité, le programme, en soi-même est un document inutile. Ce qu'il y a de bien dans un programme, c'est le chemin qu'on fait pour sa conception : les discussions, les débats, les engueulades. Rédiger un programme c'est quelque chose qui permet de mûrir la réflexion politique, d'affiner, collectivement, la compréhension de l'environnement qui nous entoure et de ses mécanismes. Élaborer un programme, c'est une école. Cependant, comme toute école, il s'agit d'un exercice involontairement tourné vers le passé : on ne peut pas étudier le futur. Et, depuis Karl Popper, on sait que les leçons du passé ne sont pas forcément valides pour le temps à venir.

Or, la Politique est un travail d'anticipation, donc sujet à l'erreur. Par conséquent, ce qui est réellement important, c'est d'avoir une grille de lecture qui permet d'analyser rapidement les transformations du contexte, de préconiser des actions vis-à-vis des objectifs, d'apprendre en permanence de ses propres erreurs. Un programme, ne contient aucun de ces trois éléments.

Alors, quand on me dit que le MoDem "n'a pas de programme" j'aurais envie de répondre : "Heureusement, car être esclave de ses promesses est extrêment dangereux!".

16.01.2009

Le plan européen sur la mobilité urbaine reporté

Jean-Marie Beaupuy

Les principaux groupes politiques du Parlement européen, dont l'ADLE par la voix de Jean-Marie BEAUPUY (MoDem, France), ont protesté hier, à l'occasion d'une question orale posée en session plénière, contre l'abandon par la Commission européenne d'un projet de plan d'action sur la mobilité urbaine, pourtant initialement prévu par son programme de travail législatif 2008. "Vous avez cherché à noyer le poisson ou vous avez fait le grand écart", a dénoncé M. Beaupuy, en ironisant sur l'intervention de la commissaire de permanence, Androulla VASSILIOU, chargée de justifier la position de l'exécutif européen: "Vous nous avez rappelé quels étaient les différents chapitres qui devaient figurer à l'intérieur de ce plan d'action et je pense que mes collègues et moi même ne pouvons que nous réjouir de retrouver effectivement dans cette liste l'essentiel de nos propositions. Vous nous apportez donc la preuve qu'au sein de la Commission, vous disposez de tous les éléments pour publier ce plan d'action dans toutes ses composantes".

De fait, les services de la Commission semblent avoir en réalité rédigé le plan d'action, qui s'inspire largement des résultats de la consultation lancée en 2007 avec le Livre Vert sur la mobilité urbaine. M. Beaupuy, dès lors s'interroge sur les raisons de cette reculade. Pression du Conseil? "Que je sache, la Commission est indépendante des États membres", réplique le coordinateur de la l'ADLE au sein de la commission parlementaire de la Politique régionale. Refus de dialoguer avec l'actuel Parlement? "Compte tenu des excellents rapports qui ont nourri nos relations avec le vice président Barrot lors du Livre vert, je n'ose pas le croire", souligne M. Beaupuy.

"Nous sommes à quelques semaines des élections. Ce plan d'action aurait constitué à mes yeux un excellent exemple pour montrer à nos concitoyens combien l'Europe, tout en respectant la subsidiarité, est proche de leurs problèmes", a conclu Jean-Marie Beaupuy, par ailleurs président de l'Intergroupe URBAN-Logement.

(source : ADLE)

15.01.2009

Candidature démocrate aux Européennes

Toutes mes félicitations à Florian Chiron pour sa candidature en Allemagne (avec les Grünen). J'ai eu occasion de connaître Florian à l'Université de Rentrée et on a appris à mieux se comprendre au fil du temps, notamment dans le groupe de travail sur la citoyenneté européenne qu'il co-anime et donc je fais également parti. Président du MoDem en Allemagne, il a cette compréhension du fait européen qui vient de l'expérience vécue. Ses compétences en matière de finance ne font que rendre son profil plus pertinent face aux enjeux de notre temps.

Alors, si vous en avez les moyens et l'opportunité, soutenez Florian.

26.12.2008

L'ADLE rend hommage à B. Geremek

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Le 20ème siècle a été une des périodes les plus instables du continent européen. La division de l'Europe après la seconde guerre mondiale a mené au développement de récits historiques divergents, à de différents repères et symboles, différents héros et ennemis, différentes images de soi. La Communauté Européenne a émergé des ruines de la seconde guerre mondiale mais aussi une douloureuse division du continent et de ses peuples.

La réunification de l'Europe devrait signifier la création d'une nouvelle histoire, commune cette fois. L'Europe en a désespérément besoin, maintenant plus que jamais, une base pour une identité commune d'un 21ème siècle européen.

Au début de l'année électorale 2009, ADLE participera à cet exercice avec un séminaire traitant d'une histoire commune pour l'Europe.

source : site ADLE

19.12.2008

C'est fait

Voilà voilà ...

Le dossier de candidature à l'investiture a été envoyé au Vice-Président chargé du sujet, Jean-Marie Vanlerenberghe.

Il ne reste plus qu'attendre sereinement, se tenir à disposition du Mouvement, continuer à bosser les idées pour les programmes ... et être bon joueur.

17.12.2008

C'est pourtant simple ...

En m'impliquant lourdement dans la construction du Mouvement Démocrate, a fortiori en avançant mon intérêt pour une candidature prestigieuse comme celle aux européennes, je savais pertinemment que mes expériences passées allaient resurgir et, forcément, faire débat.

Car, comme je ne l'ai jamais caché, j'ai côtisé pendant six ans (de 1993 à 1998) à la Ligue du Nord, un des partis les plus décriés depuis sa naissance en 1989 par la presse italienne et internationale. Je comprends parfaitement qu'on veuille comprendre. Je conçois également que l'on puisse avoir des préjugés : c'est une faiblesse humaine, bien que déplorable. Je ne m'étonnes pas non plus du fait que cela puisse être utilisé dans des basses manoeuvres micro-politiciennes : la compétition existe dans toutes les familles politiques, chacun utilise les instruments que son intelligence lui rend disponibles. S'il veulent me coller une lettre écarlate ou une étoile jaune, je la porterai avec fierté. Mais assez parlé d'eux!

Aussi peu cartésien que je puisse être, j'en crois pas mois que les faits sont têtus. Donc, je me limiterai à quelque rappel de faits.

Le PDE, dont François Bayrou a été l'initiateur, est une formation récente (2004) qui s'est alliée au Parlement Européen avec un regroupement plus ancien, l'ELDR, né en 1976 et qui n'a pas de membres français (hormis le groupuscule de JM Cavada, après sa défection du MoDem) et qui accueille en tant d'observateurs le Parti Radical de Gauche (source : site de l'ELDR) au sein de l'ADLE.

Ce regroupement se fonde sur la Déclaration de Stüttgart que je vous invite chaleureusement à lire. Si les différences avec le PDE existent, les points de contact sont également nombreux. Ce qui explique aussi l'alliance.

Ce que beaucoup ignorent c'est que la Ligue a fait parti de l'ELDR dans son histoire, avant de prendre un tournant complètement différent. Notamment de 1994 (congrès ELDR de Torquay) au début de 1997 (congrès ELDR de Vienne). Certains membres de la Ligue, comme Raimondo Fassa, restèrent à l'ELDR jusqu'en 1999 (expiration du mandat, il quitta la Ligue en 1998).

Si la Ligue n'avait pas réorienté son positionnement politique, les Députés Européens du MoDem et les léghistes feraient probablement parti du même groupe et personne ne s'étonnerait de mon parcours.

C'est vrai, parfois, les faits valent mieux que les opinions.

15.12.2008

Plagiat ?

Oui oui je suis coupable, je confesse. Mais je n'ai pas su résister à la tentation, j'espère que Gilles Artigues ne m'en tiendra pas rigueur.

 

Chers amis,

Je tiens à vous informer de ma candidature à l'investiture pour les élections européennes du 7 juin prochain, au nom du Mouvement démocrate.
Je me permets de solliciter votre soutien dans cette phase de campagne interne. Vous n'avez que quelques semaines pour l'exprimer. En effet, la consultation des militants, prévue entre le 24 et le 28 janvier prochains ne permetrra pas le choix des candidatures individuelles. Nous effectuerons un vote bloqué sur les 8 listes nationales correspondant aux 8 circonscriptions. Les compositions de ces listes auront été établies par le bureau national en janvier.

Aussi, c'est bien maintenant que vous devez exprimer vos préférences auprès de nos instances nationales et spécialement de François BAYROU et Jean-Marie VANLERENBERGHE, président du groupe de travail chargé de présenter les meilleurs profils au bureau national.

Je vous invite d'ores et déjà à vous connecter à mon blog, à "Vivre, imaginer, bâtir l'Europe au Quotidien" ou encore de visiter ma page sur Facebook afin de connaître plus précisément mes motivations.

Je serai particulièrement heureux d'échanger avec vous, par mail, skype ou messaggerie instantanée.

Je vous remercie de transmettre ce message à l'ensemble de vos contacts.

Recevez mes amicales salutations

Claudio PIRRONE

 

Nota Bene : ce message est un clone non autorisé du message de Gilles Artigues, Médiateur des Adhérents du Mouvement Démocrate, posté par Chantal Portuese sur son blog. Le texte original est ici

10.12.2008

Nous sommes au delà de l'urgence

Alors que Notre Superprésident ne rêve que de pouvoir faire une belle déclaration médiatique pour clore en beauté un semestre européen bien agité, l'ADLE analyse avec lucidité les débats sur le plan énergie-climat et évoque la responsabilité des Etats membres.

 

Le "Un pour tous et tous pour un" n'empêchera pas la catastrophe du changement climatique (du site de l'ADLE)

Graham Watson (UK, Lib Dem)Graham WATSON, président de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe assistait hier à Paris à une réunion de clôture des présidents des groupes parlementaires en présence du président du Conseil de l'UE, Nicolas Sarkozy, avant le Sommet européen de cette fin de semaine.

"Nous avons eu 11 heures de discussion sur le paquet  changement climatique" a déclaré Graham WATSON à la fin de la réunion.

les Etats membres doivent démontrer le sérieux de leurs engagements en matière d'environnement

"L'UE tient les premiers rôles sur la scène mondiale concernant la réduction des émissions de carbone. Maintenant, les Etats membres doivent démontrer le sérieux de leurs engagements en matière d'environnement. Ils doivent souligner que les investissements  d'aujourd'hui sont des placements pour l'avenir et des vies épargnées."

"Un pour tous et tous pour un n'est vraiment pas une bonne base pour un compromis. Si pour s'entendre et se conformer aux promesses des dirigeants européens de réduire les réductions d'émissions de CO2, nous devons composer avec les différentes situations nationales, alors nous avons besoin d'investissement approprié pour la capture et le stockage de carbone. Tout accord définitif doit inclure un plan de financement de 10 milliards d'euros - au moins - pour les 12 projets pilotes de captage et de stockage du carbone, sinon, cela revient à se battre contre des moulins à vent."

Graham Watson a réitéré son soutien au paquet de relance économique de la Commission et a inviter les Etats membres à être très prudents lorsqu'ils enfreignent les règles qu'ils ont eux-mêmes établies pour de bonnes raisons.

"Je salue la distinction faite par la Commission entre les banques qui périclitent et les banques saines dans l'application des règles en matière d'aides d'État et je respecte son rôle en tant que gardienne des traités" a conclu Graham WATSON.

09.12.2008

Proportionnelle

Pour une fois un billet sur les européennes qui n'a pas de rapport avec ma candidature (quoi que ...) : je veux vous parler de la proportionnelle. En effet, il s'agit d'un système électorale que je connais assez bien, même malgré moi ... Bref, en particulier je me concentre sur l'application de cette méthode d'attribution des sièges au cas européen.

En général, comme son nom l'indique, ce système garantit une representation "proportionnelle" à toutes les forces politiques ayant obtenu un nombre suffisant de suffrages. En réalité, cet effet "proportionnel" est à nuancer.

Admettons d'avoir 10 sièges à attribuer : chaque 10 % fera un siège. Cependant, au moins un siège est toujours attribué (donc gagné) avec moins de 10%. Exemple :

A : 50%

B : 41%

C: 9%

Combien de sièges ? Eh bien, A en gagne 5, B en gagne 4, C en gagne 1. C'est le principe des restes : avec moins de 10% (parfois beaucoup moins et un peu de chance) on peut gagner ce siège.

Et plus les listes sont nombreuses plus le reste nécessaire à attribuer  le dernier siège peut être petit. Cela explique pourquoi, finalement, tout le monde politique s'arrange bien de la multiplication des listes sauf les grands partis (qui poussent pour l'introductions de seuils).

Or, combien de listes peuvent faire plus de 5% aux européennes ? On peut légitimement les évaluer en nombre de six : UMP, PS, MoDem, Verts et associés, NPA, FN.

Combien de sièges pour le MoDem ? Si on attribue 10 sièges, un est pratiquement sur. Le deuxième (si on fait moins de 20%) se gagnera au restes : 15 % peut suffire. Peut-être moins mais je devrais faire rouler mes feuilles de calcul une demi-heure (c'est simple la proportionnelle ... mon oeil).

Admettons que le parti pèse 14%. Dans ce cas il y a une stratégie optimale pour la constitution des listes : des figures qui incarnent bien le parti, pour consolider l'électorat acquis et des candidats de deuxième poste qui peuvent mobiliser le 0,5%, le 1% additionnel d'électorat "étranger" au parti qui fera la différence. Bien évidemment, compter la troisième ou la quatrième place en cas de scores prévus à plus de 20% ou à plus de 30% (sur dix places).

Je trouve que le MoDem s'inscrit dans cette logique quand il propose JF Kahn (qui par ailleurs est trop populaire pour être placé troisième sur la liste) tout comme les Verts et associés avec Eva Joly. En revanche, pour que ça marche, il est nécessaire de leur accorder une pleine liberté de ton : ils ne parlent pas forcément aux électeurs du parti, c'est même pour ça qu'ils sont choisis.

Il nous reste à attendre (activement!) le 8 juin 2009 pour vérifier si l'analyse était bonne.

Post Scriptum : ce raisonnement est valable pour toutes les circonscriptions, si on arrivait à gagner le dernier siège partout cela ferait un très joli résultat ...

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