18.02.2009
Seize mois de "Parti Démocrate" en Italie : considérations à chaud
Comme relaté par les organes de presse (ici "Le Monde"), le chef de l'opposition en Italie vient de démissionner suite à l'enième défaite électorale depuis la naissance du "Partito Democratico". Au delà du tropisme des journalistes (Veltroni est appelé "chef de la gauche", ce qui est pour le moins inexact), l'expérience du PD en Italie doit devrait susciter la réflexion parmi ceux qui, en France, pensent que les perspectives offertes à la fois par le sarkozysme et par les gauches ne sont pas adaptées aux monde épais d'aujourd'hui.
En effet, plusieurs éléments rapprochent la situation politique française et italienne. Tout d'abord, la présence aux manettes d'une droite de moins en moins libérale. Berlusconi, et Sarkozy s'en inspire largement, a réussi un coup de maître tout au long de ces très longs années sur le devant de la scène politique : refuser tout débat politique en passant pour un homme ouvert. Les autres ? Les autres c'est la gauche, les communistes, les staliniens. Parler avec eux ? Et pourquoi ? Ils mentent, ils ont toujours menti, ils ne savent que mentir. Moi (Berlusconi) j'aimerais bien avoir une opposition avec laquelle dialoguer mais eux, ils ne veulent pas discuter, ils ne veulent pas le bien du pays. Voyez-vous, c'est pas ma faute. Et ce discours débile, ça marche. Remarquez, cela fonctionne pas trop mal en France non plus : si on ne se plie pas aux culte du souverain on devient forcément un imprécateur. On quitte le giron gouvernemental ? On n'est qu'un "pauv'con" de droite qui s'est égaré. Étonnante corréspondance.
Avant la création du PD, la gauche italienne rassemblait également à celle française. A la nuance près que R.Prodi avait réussi pour deux fois à convaincre l'extrême gauche (un peu la FO+LCR d'antan) à s'engager dans un projet de gouvernement, conduit par les "Démocrates de Gauche" (un peu le PS français, DS en italien). Le peu de centre porté par la Marguerite et Prodi lui même devant assurer la cohésion de l'ensemble, une fonction de médiation et de lien. De ce point de vue, l'Olivier (Ulivo) était une sorte de "gauche plurielle élargie". Le projet, pour deux fois, capota. Les deux fois, la crise vint de gauche. Un vote de censure voté par les communistes avec la droite la première fois, un épuisement dans le paroxysme d'un gouvernement contesté dans la rue par des Ministres du même gouvernement la deuxième. Et cela même si, factuellement, la majorité tomba "grâce" à l'odeur d'une bonne soupe qui, ironie du sort, n'a jamais été servie au convive intéressé.
Face à cette impossibilité constatée dans les faits de faire de l'Olivier une alliance durable de gouvernement, la Marguerite et une large partie des DS fondèrent le "Parti Démocrate", avec l'idée de s'imposer vers le centre et de consolider une base électorale majoritaire indépendante des diktats de la gauche radicale. Ce projet, vécu par les électeurs comme la continuité des Démocrates de Gauche, à leur tour héritiers du Parti Communiste Italien (PCI) a été systématiquement rejeté dans les urnes au cours de ces seize mois. Il est vrai qu'en Italie, comme un France, une partie du centre (UDC) penche plutôt avec la droite, ce qui a empêché un recentrage plus important du PD. D'ailleurs, au prix de hautes luttes et même de prises de risques électorales, l'UDC a su se rendre bien plus importante que les satellites centristes de l'UMP : elle pèse entre 6% et 8%, ce qui la rend souvent décisive. Et pourtant, elle sait bien qu'elle reste la mal aimée de l'alliance de droite, l'allié qu'il faut tuer. Donc, contrairement au NC ac similia, elle se garde une vraie marge de manoeuvre.
En France, la consolidation du courant de pensée démocrate, fondé plus sur le concept de liberté que sur celui de propriété (oui, je sais, certains penseurs rénommés font découler la liberté de la propriété, notamment de la propriété de soi, je ne partage pas ce point de vue) tente de se faire à partir des organisations politiques modérées. L'UDF, une grosse frange de droite en moins (la création de l'UMP ayant clarifié les choses), CAP21 (qui a toujours refusé les dérives d'un certain écologisme altermondialiste), les dizaines de milliers d'adhérents qui, dans la bipolarisation manichéenne favorisée par les règles institutionnelles n'avaient jamais trouvé de maison. Je sais, je sais, on me dit que beaucoup de ces adhérents sont insatisfaits, qu'un certain nombre, pas tous des inconnus, ont décidé d'abandonner la maison orange. Je dois dire que cela ne me surprend guère : la politique est un exercice de patience et la patience s'aquière avec le recul. Or, pour beaucoup de ces adhérents, le MoDem a été un éclair dans la nuit sombre du clivage gauche-droite. Le rêve de la "politique autrement". Ce rêve, je le crois, est nécessaire, indispensable même, mais il se construit dans le temps. Beaucoup de temps. Beaucoup se félicitent de l'élection d'Obama en 2008 mais ils négligent le fait que le discours de révérend King date de 1963. Cela fait, quand même, 45 ans (et un Vietnam, un 11 septembre et pas mal d'années "Bush", père et surtout fils). J'y reviendrai (probablement) dans un autre billet.
Pour revenir aux démocrates, l'expérience italienne nous montre la difficulté de recomposer ce courant politique à partir de la gauche. La droite d'aujourd'hui est incompatible avec l'approche démocrate : j'en appelle pour témoin l'énorme importance donnée au lien de l'anti-gauche, déjà évoqué pour Berlusconi. Par conséquent, le bien fondé de la stratégie du MoDem apparaît évident : on ne peut recomposer cette famille politique de manière crédible qu'à partir de positions modérées. C'est un vrai défi, qui s'inscrit dans la durée, qui est extrêment difficile. Mais qu'il est nécessaire de relever avec succès.
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16.02.2009
Discours de Sylvie Goulard à la Mutualité
Pour faire connaissance avec la tête de liste du MoDem dans l'Ouest, je vous propose son discours du 8 février à la Mutualite. La source ? Son site. Le gras est le mien.
Merci à tous d'avoir avalisé la composition de l’équipe du Modem pour les élections européennes, à laquelle j’ai la chance d’appartenir. Comme nous y avons été invités, je vais vous dire pourquoi je suis là.
La première raison est toute simple : j’en avais assez de toutes ces personnes qui ont fait « n'importe quoi » de l’Europe, alors même que l’Europe est la plus belle réalisation des 60 dernières années. J'en avais assez qu’on envoie au Parlement ceux dont on veut se débarrasser en politique intérieure, ou qu’on ne reconnaisse pas le travail effectué par d'autres à Strasbourg. J’en avais assez d’entendre sans cesse évoquer l'influence de la France en Europe et de voir qu’on la perd de vue lorsque vient l’heure des choix décisifs.
Si une famille est vraiment ancrée dans la tradition européenne, communautaire, c'est celle-ci, comme votre enthousiasme de ce matin le montre tout à fait. Et l’une des difficultés de cette campagne sera de faire comprendre que toutes les "formes" d'Europe ne se valent pas. En ce moment, on essaie vraiment de nous vendre pour des grands succès européens, des actions qui marquent une régression de l’Europe communautaire. Le respect des règles collectives de décision, le respect de nos partenaires est capital - et je salue, à ce sujet, le MoDem d'Allemagne, représenté parmi nous aujourd’hui car c’est un pays qui m'est particulièrement cher. Selon moi, il est difficile de clamer que la Présidence française a été un succès alors même que la relation franco-allemande souffre d’un manque de vision et de respect mutuel.
Par ailleurs, et je l'assume complètement, comme François Bayrou l'a indiqué tout à l'heure, il faut être ce que l'on est alors, oui, je suis un peu « technocrate » sur les bords. Le défi que nous allons relever ensemble, qui est fondamental, c’est d’arriver à travailler tous ensemble, quelles que soient nos origines. Ainsi, dans tout mon engagement, notamment associatif, j'ai toujours mis un point d’ honneur à parler d'Europe à ceux qui, selon moi, en sont indûment privés : j'aime aller parler d'Europe dans les ZEP, dans les prisons, dans les « quartiers » et c'est là, je ne vous le cache pas, que j'ai pu avoir certains des plus beaux échanges sur l'Europe. Mais notre campagne ne doit pas non plus exclure ceux qu’on appelle « les élites », ce qui reviendrait à séparer les différentes couches de la population. Je rends hommage à l'expertise, aux efforts faits par certains pour se former, aux qualités de rigueur intellectuelle, trop dévalorisées aujourd’hui. N’oublions pas que la raison fait partie du patrimoine de l'Europe. Nous avons vu en 2005 les dégâts faits par des personnes et des courants qui, sur le Net, sans scrupules, ont répandu des contre-vérités.
Permettez moi de remercier Bruno Joncour pour ses paroles qui rejoignent les messages que j'ai reçus de la région Ouest. Je ne sais pas si l'on doit dire grand Ouest, car c'est très français de dire toujours "grand"… Pour moi, c'est Ouest.
Je suis infiniment touchée par toutes ces réactions spontanées de soutien. Et je suis certaine que nous allons faire une très belle campagne. Mais j’ai un message à vous passer : en allant au devant des électeurs, SOYEZ HEUREUX ; on ne vendra pas bien l’idée européenne si on la présente sempiternellement comme une cuillère d'huile de fois de morue… qui nous fera du bien, bien sûr, mais qui est amère à avaler !
Et puis, soyons modestes. Il y a de nombreuses questions pour lesquelles je n'ai pas de réponse, à supposer qu'il y en ait une seule. C’est pourquoi, j'ai envie d'aller écouter ce que les citoyens de la région Ouest ressentent ; ainsi, nous définirons les éléments de réponses ensemble, après dialogue et débat.
Vous découvrirez aussi mon indépendance d’esprit, tout comme François Bayrou qui a tenu à ce que je vous rejoigne et donc comprendra aussi peu à peu ce qu’elle signifie. Il m’a voulu, il m’aura…
Sur la plupart des sujets européens, il n'y a pas une vérité unique. Tout est question de dosage. J'ai d’ailleurs été très sensible, à l’instant, à sa réponse très nuancée sur le protectionnisme : défense de notre protection sociale et de nos exigences environnementales, mais pas de fermeture qui serait nocive à notre économie. Je crois que l'une des difficultés en matière européenne - et l'un des combats que nous avons à mener ensemble- , c'est vraiment de pourfendre toutes les personnes qui arrivent avec des idées "simplettes". Très souvent, il y a un équilibre à trouver et, selon moi, le Centre, c'est justement l'équilibre.
Dans une société où l'on aime bien les simplifications et les contrastes, je vous invite à vendre l'Europe comme quelque chose de pondéré, où le compromis a des vertus, afin que nous retrouvions la valeur de la mesure face à l'extravagance ou à l'agitation.
Un mot plus personnel : Robert Rochefort a parlé de sa famille de manière très émouvante. Mon expérience est assez différente ; ma famille n'est pas française au départ, elle est méditerranéenne : mon père est enterré dans le sud, mes grands-parents encore plus au sud. Mais j'ai trois filles qui sont à moitié bretonnes. Dans mon parcours, il y a le passé, méditerranéen, mes racines auxquelles je tiens beaucoup, mais il y a mon avenir et celui de mes enfants qui est fait d’autres souvenirs et d’autres enjeux.
Ceux qui sont allés sur mon site ont vu que j’ai choisi le slogan « l'Europe est notre avenir ». L'Europe est mon avenir mais, comme dans ma vie de famille, celui-ci est lié désormais à la Bretagne, à l’Ouest dans son ensemble, le Poitou, les Charentes, les pays de la Loire.
11:05 Publié dans Engagement Démocrate, Projet Européen | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
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15.02.2009
Promesses, programmes et Politique
Dimanche dernier, le Mouvement Démocrate a présenté ses têtes de liste pour les élections européennes : en tant qu'électeur de l'Ouest je suis très heureux du choix de Sylvie Goulard. Femme, jeune et, surtout, européenne et compétente, elle représente une agréable nouveauté dans le microcosme politique. Bien évidemment, les principaux adversaires du MoDem, le PS et l'UMP, ont commencé leur habituelle campagne de démonisation de l'autre.
Le MoDem ? A croire l'UMP, le MoDem n'est que Bayrou. Drôle quand on se professe "sarkozyste" avant tout. Et Bayrou serait un "imprécateur", un "populiste", un obsédé de la présidentielle (qui n'y pensait pas qu'en se rasant, j'ai un blanc ...). Pour le PS, là aussi, on focalise sur Bayrou : un type "de droite", "sans idées", "sans programme". C'est de bonne guerre. Parfois, ces arguments font brèche parmi les militants et sympathisants orange : notamment, ici et là on lit de manière réguilère cette référence à "Bayrou sans programme".
Je ne veut pas débattre du fait si le MoDem a un programme ou pas (c'est évident que le Mouvement a présenté un programme en 2007, tout comme il est dans les faits que ce programme est réactualisé en permanence, y inclus avec la contribution des militants) mais, peut-être de manière plus iconoclaste, des programmes politiques en eux-mêmes. Tout d'abord, un bon programme n'a jamais fait gagner une élection. Sarkozy, avait-il un programme en 2007 ? Mise à part la bougeotte permanente et quelques retours d'ascenseur, je ne vois pas. Mais encore, qu'est que c'est un "programme" ? Comme son nom l'indique, un programme est une collection de ce qu'on envisage de faire au cours d'un mandat. En gros, le "programme" n'est autre chose qu'un catalogue de promesses établies à un moment donné et destinées invariablement à être démenties par la réalité. Nos hommes et femmes politiques, pas plus que nous, ils ne sont pas des devins. Et la réalité a toujours plus d'imagination que l'inspiration humaine. Une chose que j'avais aimé dans le "Bayrou 2007" c'était d'avoir un programme réduit, des pistes d'actions immédiates qui allaient dégager des marges de manoeuvre pour répondre à l'imprévu. Mais sans doute de faire le paquet fiscal ou l'augmentation du SMIC à 1500 € ont été considérés des idées plus pertinentes.
En réalité, le programme, en soi-même est un document inutile. Ce qu'il y a de bien dans un programme, c'est le chemin qu'on fait pour sa conception : les discussions, les débats, les engueulades. Rédiger un programme c'est quelque chose qui permet de mûrir la réflexion politique, d'affiner, collectivement, la compréhension de l'environnement qui nous entoure et de ses mécanismes. Élaborer un programme, c'est une école. Cependant, comme toute école, il s'agit d'un exercice involontairement tourné vers le passé : on ne peut pas étudier le futur. Et, depuis Karl Popper, on sait que les leçons du passé ne sont pas forcément valides pour le temps à venir.
Or, la Politique est un travail d'anticipation, donc sujet à l'erreur. Par conséquent, ce qui est réellement important, c'est d'avoir une grille de lecture qui permet d'analyser rapidement les transformations du contexte, de préconiser des actions vis-à-vis des objectifs, d'apprendre en permanence de ses propres erreurs. Un programme, ne contient aucun de ces trois éléments.
Alors, quand on me dit que le MoDem "n'a pas de programme" j'aurais envie de répondre : "Heureusement, car être esclave de ses promesses est extrêment dangereux!".
15:24 Publié dans Engagement Démocrate, Projet Européen | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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16.01.2009
Le plan européen sur la mobilité urbaine reporté

Les principaux groupes politiques du Parlement européen, dont l'ADLE par la voix de Jean-Marie BEAUPUY (MoDem, France), ont protesté hier, à l'occasion d'une question orale posée en session plénière, contre l'abandon par la Commission européenne d'un projet de plan d'action sur la mobilité urbaine, pourtant initialement prévu par son programme de travail législatif 2008. "Vous avez cherché à noyer le poisson ou vous avez fait le grand écart", a dénoncé M. Beaupuy, en ironisant sur l'intervention de la commissaire de permanence, Androulla VASSILIOU, chargée de justifier la position de l'exécutif européen: "Vous nous avez rappelé quels étaient les différents chapitres qui devaient figurer à l'intérieur de ce plan d'action et je pense que mes collègues et moi même ne pouvons que nous réjouir de retrouver effectivement dans cette liste l'essentiel de nos propositions. Vous nous apportez donc la preuve qu'au sein de la Commission, vous disposez de tous les éléments pour publier ce plan d'action dans toutes ses composantes".
De fait, les services de la Commission semblent avoir en réalité rédigé le plan d'action, qui s'inspire largement des résultats de la consultation lancée en 2007 avec le Livre Vert sur la mobilité urbaine. M. Beaupuy, dès lors s'interroge sur les raisons de cette reculade. Pression du Conseil? "Que je sache, la Commission est indépendante des États membres", réplique le coordinateur de la l'ADLE au sein de la commission parlementaire de la Politique régionale. Refus de dialoguer avec l'actuel Parlement? "Compte tenu des excellents rapports qui ont nourri nos relations avec le vice président Barrot lors du Livre vert, je n'ose pas le croire", souligne M. Beaupuy.
"Nous sommes à quelques semaines des élections. Ce plan d'action aurait constitué à mes yeux un excellent exemple pour montrer à nos concitoyens combien l'Europe, tout en respectant la subsidiarité, est proche de leurs problèmes", a conclu Jean-Marie Beaupuy, par ailleurs président de l'Intergroupe URBAN-Logement.
(source : ADLE)
14:18 Publié dans Engagement Démocrate | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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15.01.2009
Candidature démocrate aux Européennes
Toutes mes félicitations à Florian Chiron pour sa candidature en Allemagne (avec les Grünen). J'ai eu occasion de connaître Florian à l'Université de Rentrée et on a appris à mieux se comprendre au fil du temps, notamment dans le groupe de travail sur la citoyenneté européenne qu'il co-anime et donc je fais également parti. Président du MoDem en Allemagne, il a cette compréhension du fait européen qui vient de l'expérience vécue. Ses compétences en matière de finance ne font que rendre son profil plus pertinent face aux enjeux de notre temps.
Alors, si vous en avez les moyens et l'opportunité, soutenez Florian.
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31.12.2008
Réflexion en guise de voeux
Les voeux : un exercice que je déteste au plus haut point. Quoi que vous disiez, vous avez toujours l'aire d'un imbécile.
Essai n°1. Je souhaite qu'en 2009 il y ait plus de paix dans le monde, moins de misère, plus de liberté, moins de pollution ... bien sûr. Mais si les voeux servaient à quelque chose, la Terre serait un paradis depuis très longtemps. On déchire la page, on recommence. Échelle plus petite.
Essai n°2. Je souhaite qu'en 2009 l'Europe puisse renouer le lien avec les citoyens, que la participation aux élection soit forte, que le MoDem, le Parti Démocrate Européen et ses alliés dans l'Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe puissent contribuer à ancrer le paradigme de l'Homme comme mètre de jugement des politiques ... évidemment. Mais ce n'est pas à souhaiter, c'est à faire. Hop, on redéchire, adoptons une perspective nombriliste.
Alors, en guise de voeux, je vais simplement remercier les personnes qui ont accompagné mon engagement démocrate, celles qui le font "en vrai" et celles qui le font ici. Et pour rendre effectifs mes remerciements, je vous laisse quelques réflexions nées du débat avec un lecteur qui m'apporte sa différence : je le remercie tout particulièrement car, si sentir que des gens sont en synthonie avec vous reconforte, se confronter avec une critique constructive permet d'avancer, de devenir meilleurs.
Mon voeux, sera celui-ci : que vous tous, dans vos engagements et dans votre vie, ayez l'occasion d'entendre au moins une fois dans l'année une critique sincère et constructive qui vous permettra d'avancer sur le chemin que vous est propre.
Réponse au commentaire de europium du 30.12.2008 sur ce billet
Europium, je comprends parfaitement votre discours et je le partage en grande partie. Cependant, il y a quelques points (en réalité c'est le même, acte à votre cohérence) qui rendent différentes nos analyses respectives.
Vous dites : "Il est difficile de faire comprendre au plus grand nombre que le modem se veut indépendant alors que suivant les modes de scrutin il est obligé de s’allier soit avec le PS soit avec l’UMP, sinon il se retrouverait avec trop peu d’élus." Pardonnez-moi mais je crois que vous oubliez l'essentiel : les électeurs. L'histoire politique nous montre que la distribution des suffrages est changeante. Ce n'est pas le PCF qui me contredira. Et l'histoire des élections présidentielles nous montre que la bipolarisation de la représentation parlementaire n'a pas induit la bipolarisation des opinions politiques. Bien au contraire, quand les plus fortes minorités se font sur des messages durs, l'électorat cherche une valve de sécurité au centre (Lecanuet, Bayrou). Quand ces minorités se veulent plus consensuelles, cela ouvre aux extrêmes (Le Pen mais aussi Besancenot pour certains aspects). Notre mission, je crois, est de gagner suffisamment d'électeurs pour contraindre la construction des majorités sur nos idées et valeurs. Sinon, pourquoi être "parti"? On aurait très bien pu se diluer dans un des courants moins minoritaires de France sans aucune prétention d'indépendance. Indépendance de jugement, de convictions, d'action, de proposition. On voit avec nos anciens compagnons de route passés au NC, et même avec ceux qui se sont embrigadés à l'UMP en 2002, où cela mène.
Cela nous ramène à l'extrême centre. Vous dites : "Le modem, ce n’est pas l’extrême centre à l’image de l’extrême gauche ou l’extrême droite car il a vocation à gouverner et doit par conséquent faire attention à ne pas trop s’isoler en s’enfermant dans un discours trop idéaliste." En ce qui me concerne, je me suis souvent défini comme un extrémiste du centre. C'est une formule qui interroge et qui dérange, ce qui permet de discuter avec les électeurs et d'ouvrir des portes de contact. Tout le monde croit en quelque chose (politiquement) : si on ne fait pas naître la curiosité et le doute, on ne peut pas faire bouger les lignes. Mais qu'est que c'est un "extrême centriste" ? Je crois que c'est point fondamental de divergence entre nous : parfois les mots n'ont pas le même sens pour celui qui parle et pour celui qu'écoute. Je vais donc m'expliquer. Le centre a été longtemps conçu et perçu comme un lieux politique de médiation entre droite et gauche, un lieux politique où la chèvre et le choux devenaient un bon plat mijoté. Dans cette conception du centre, en effet, il n'y a pas de place pour l'indépendance : en jouant un rôle d'arbitre et de tempérance sur la base du moins mauvais compromis, son existence nécessite deux conditions. L'existence de deux blocs, de droite et de gauche, et le fait que les deux ne puissent pas, seuls, assurer leur majorité. L'échec, peut-être temporaire, du NC tient au non respect de cette deuxième condition. Au lieu du centre médiateur (forcément "mou") l'"extrême centre", dans mon esprit, se veut un lieux de création de pensée politique, d'affirmation d'être par soi même avant même que par différence. C'est d'ailleurs un passage que beaucoup, même parmi nous, n'ont pas pleinement saisi : on ne dit plus "ni-ni", on dit démocrates. Ce centre assume et revendique son indépendance de pensée et de valeurs. Tout comme la « droite » et la « gauche », par ailleurs. Est-que cela nous enferme ? Je ne le crois pas. L'ouverture, la tolérance, le respect de la dignité de chacun font partie de notre ADN politique. Je crois qu'aucun démocrate n'est opposé à un rassemblement large des volontés mais, encore aujourd'hui, les conditions d'un tel rassemblement ne sont pas au rendez-vous. Et pas à cause des démocrates, si je ne m'abuse.
Entre une famille politique qui fait de l'anéantissement du centre sa première raison d'être (un centriste, cela se roule dans la farine et on le fait frire – dixit Jacques Chirac, fondateur de l'UMP – j'apprécie très peu la perspective) car il s'agit d'un enjeux de pouvoir de taille, et une autre qui lui nie même la dignité de l'existence (le centre c'est la droite – dixit en grand chœur le PS – merci le respect) nous avons, je crois, une obligation d'indépendance. Même si la route est difficile.
Très bon 2009 démocrate à tous.
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26.12.2008
L'ADLE rend hommage à B. Geremek

La réunification de l'Europe devrait signifier la création d'une nouvelle histoire, commune cette fois. L'Europe en a désespérément besoin, maintenant plus que jamais, une base pour une identité commune d'un 21ème siècle européen.
Au début de l'année électorale 2009, ADLE participera à cet exercice avec un séminaire traitant d'une histoire commune pour l'Europe.
17:54 Publié dans Engagement Démocrate | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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21.12.2008
Le PRG avec le MoDem aux européennes ?
C'est tout juste une dépêche AFP tirée du Figaro. Extrait :
Le président du Parti des radicaux de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, a indiqué aujourd'hui qu'il envisageait de constituer des listes avec le MoDem de François Bayrou, dont il se sent plus proche que du PS, "divisé" sur l'Europe.
La dépêche complete est ici
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19.12.2008
Offre de Noël : 3 x 2 à l'orange
Merci à Aurélien qui, du bord de sa fenêtre, m'envoie un joli aéroplane papier à la figure :-) Donc, chaine strictement orange ... un (billet), deux (contre), trois (pour) ... c'est parti.
D'abord les trois raisons de "fierté".
- L'envie, sincère, de travailler de nombreux militants, cadres et haut dirigeants de notre Mouvement pour inventer un espace politique nouveau, plus en accord avec les aspirations légitimes des citoyens. C'est un effort considérable, qui se ne se fait pas sans a-coups mais qui, je le crois, portera ses fruits. Je mets sous ce point également les lieux où cette énergie collective se manifeste. En vrac : l'Université de Rentrée, les formations, les réunions des commissions et de groupes de travail. De même, j'inclus le travail remarquable d'alerte de l'opinion qui est mené par F.Bayrou lui-même.
- La campagne cantonale à Landivisiau. Au-delà du bon score (16%) c'est la solidité de l'équipe. Personnes venant de tout horizon, des jeunes, des vieux, des UDF, des "venus-de-nulle-part", des proches des mouvements écologistes, des anciens élus, des jamais élus, même des étrangers (sic !) arrachant voix sur voix de haute lutte. Le regard, surpris et reconnaissant, de nos électeurs découvrant qu'on se maintenait.
- La facilité pour recruter des nouveux adhérents, la curiosité que le MoDem suscite. Encore aujourd'hui une personne de grande qualité m'a dit "le MoDem m'intrigue et me déconcerte, il faudra qu'on en parle" : et un de plus ? Bien possible.
Les deux raisons de "questionnement".
- Le doute permanent, la focalisation excessive sur les alliances, les "c'est pas comme ça qui sa marche", les "on ne peut pas gagner". Je parle là plutôt de la base, même si pas exclusivement.
- Le délais de mise en route de la machine. Qui est lancée mais n'est pas encore complètement construite.
Bon, je taggue qui ?
Aller, detoursatours, Guillaume D., Marianne République, Florence
A vos encriers.
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C'est fait
Voilà voilà ...
Le dossier de candidature à l'investiture a été envoyé au Vice-Président chargé du sujet, Jean-Marie Vanlerenberghe.
Il ne reste plus qu'attendre sereinement, se tenir à disposition du Mouvement, continuer à bosser les idées pour les programmes ... et être bon joueur.
13:59 Publié dans Engagement Démocrate, Projet Européen | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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